mercredi 9 septembre 2009

Journée ordinaire d'un obsédé sexuel

Il se lève comme tous les matins avec une pression sanguine démesurée dans le bas-ventre, résultat des rêves érotiques de la nuit passée. Autant profiter de cette belle érection matinale pour la première branlette du jour. Direction l’ordinateur et son site porno préféré pour voir s’il y a des nouvelles vidéos à télécharger : Il fait des recherches :


« jeunes écolières » : il n’est pas pédophile, loin de là, mais il a croisé hier des étudiantes à la sortie de la fac et cela a réveillé en lui un vieux fantasme. Pas de résultat concluant.


« gros seins » : un classique, voir des nichons énormes se balancer à un rythme saccadé, ça réveillerait un mort, et lui, il est loin d’être mort. Là non plus, rien de nouveau.



« Mature » : effectivement, il y a une vidéo mature, ou plutôt « plus-que-mature », l’actrice est trop vieille pour lui.

« Lesbiennes » : il espère voir quelque chose de nouveau et tombe sur une vidéo avec deux filles dans une douche. Ça commence bien, la vidéo comme la branlette. Vidéo trop courte, il continue de chercher :

« trio » : deux filles, un mec baraqué, une fille a les yeux bandés et lèche simultanément une bite et une chatte. Parfait. Il continue son activité manuelle jusqu’à l’extase, puis cherche un mouchoir en papier.



Douche, repassage de la chemisette, rasage, petit déj’ (dans le désordre), il se retrouve dans le métro. Il choisira le métro le plus bondé, et se placera le plus près possible d’une femme ou jeune femme. Sans la toucher (il aurait trop honte d’une claque devant tout le monde), il mate le plus discrètement possible le décolleté de la pauvre femme. Soutien-gorge rouge. Il s’imagine déjà que la femme est secrétaire et soumise à tous les désirs les plus vicieux de son patron. Il visualise un entretien où le chef annonce à la secrétaire qu’elle pourrait perdre son travail si elle ne mettait pas un peu plus d’ardeur dans son travail et dans les relations avec ses collègues, malgré ses jolis atouts comme par exemple sa façon de porter des décolletés. Le chef parlerait tout en visitant avec sa main gauche le fond dudit décolleté. Le cadre supérieur ajoutera qu’il aimerait vérifier ses qualités d’expression orale lorsqu’il descend sa braguette pour une pipe bien méritée. Il lui expliquera que la flexibilité est très appréciée dans l’entreprise et prendra la femme à même le bureau dans une position acrobatique. Il finira son entretien et lui disant que dans son travail, elle doit parfois en avaler des vertes et des pas mûres mais que maintenant elle avalera un liquide blanc et chaud.



Lorsque son fantasme est fini, la femme est déjà descendue. Il marche dans les couloirs du métro en cherchant du visage les publicités pour logos de téléphone portable, il y a toujours des photos de blondes aux gros seins.



Il arrive à son travail, un travail insignifiant qui ne fera jamais de lui l’acteur principal de son fantasme du métro de ce matin. Mais il travaille avec beaucoup de femmes, des secrétaires, standardistes, femmes de ménages, directrices de tel ou tel secteur,… Il les a déjà toutes baisées, la nuit lorsqu’il s’endort ou lors de la pose toilettes où il se fait du bien manuellement. Surtout la rouquine du deuxième, la plus accessible aux dires de ses collègues qui l’ont déjà essayé mais que lui n’a jamais approché pendant plus de deux minutes. Son style vulgaire l’excite et il aimerait la prendre par derrière et lui mettre des petites claques sur les fesses lors d’une levrette endiablée.



Après le travail, il fera un détour pour trouver un kiosque et s’acheter des revues coquines : il cherche des annonces de rencontres qui ne soient pas des filles professionnelles, il n’en a pas les moyens.



Il arrive chez lui, tente d’appeler sa dernière conquête, qui date de quelques mois et n’aura duré que quelques jours, pour lui laisser un message navrant sur son répondeur, peut-être le dernier avant qu’elle ne change de numéro. Il retourne alors à l’ordinateur et se retrouve sur un site de rencontre et commence à chatter. Il se débrouille au chat mais cela se complique lorsqu’elles demandent des photos de lui. Cela provoque toute sorte de réaction chez la gente féminine, la plus commune étant la fin de la discussion deux minutes plus tard avec une excuse plus ou moins bidon. Ce soir, il aura un peu plus de chance, la femme acceptera de le voir, peut-être, la semaine prochaine et il espère que la photo de sa partenaire n’est pas trop vieille ou retouchée. Avec une seule photo, même pas suggestive, il arrive à imaginer des scénarii torrides, avec une fellation alors qu’elle garde ses lunettes, des mordillements de tétons, qu’il imagine parfaits, les différents cris qu’elle poussera jusqu’à ce qu’elle morde l’oreiller de plaisir pour finir par lui dire qu’il peut lui faire ce qu’il veut, et il le fera, en éjaculant dans sa bouche, sur son visage et dans sa chevelure.



Cette possibilité, même infime de dénouement heureux mérite une gâterie personnelle. Une fois exécutée, il regardera le film sur TF1 avant de s’endormir.



Cet homme, obsédé sexuel tellement ordinaire s’appelle : « inscrivez votre nom ici »

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